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phobie scolaire / école

Pensez-vous que votre enfant a une phobie scolaire?

 

Concrètement, qu’est-ce que la phobie scolaire?

« Je ne veux plus aller à l’école ! », est sans doute une phrase que votre enfant vous répète assez souvent et vous pensez qu’il refuse d’être scolarisé. Alors qu’un spécialiste comprendra que ce refus scolaire est considéré comme étant une phobie. Nous pouvons le nommer “refus scolaire anxieux”. De nos jours, nous considérons que la phobie scolaire fait partie de la famille des phobies spécifiques.

La phobie scolaire n’est pas rare et elle n’est pas nouvelle puisqu’elle existe certainement depuis que l’école est rendue obligatoire. Pendant longtemps, cette anxiété était considérée comme de la délinquance juvénile, où les enfants faisaient l’école buissonnière. Mais très vite, les chercheurs se sont rendus compte que l’absence des enfants en cours étaient dues à leurs fortes angoisses dans les situations scolaires. Votre séparation avec votre enfant le temps d’une journée scolaire lui était particulièrement mal vécue. En rejetant l’école, sans doute espérait-il attirer votre attention, dans le but d’obtenir une preuve de votre amour parental. C’est pour cela qu’elle est souvent associée à l’angoisse de séparation, qui est une anxiété excessive face à la distanciation qu’il y a entre votre enfant et vous.

Il est important de prendre conscience que la phobie scolaire cache en effet la peur excessive, une angoisse irrationnelle face à différents événements comme le fait d’être moins doué qu’un de ses camarades, être critiqué ou moqué lors de présentations orales, être humilié, passer des examens… Elle est régulièrement associée à un état de stress post-traumatique.

 

Quels sont les principales caractéristiques du refus scolaire d’un enfant ou adolescent?

La phobie scolaire se manifeste au moment de l’entrée au cycle élémentaire ou de l’entrée au collège. L’angoisse peut s’exprimer de façon implicite par des manifestations que l’on appelle somatiques : maux de ventre, maux de tête, sensation de malaise…

Si l’enfant ou l’adolescent est contraint d’aller à l’école, des manifestations plus « bruyantes » peuvent apparaître : pleurs, cris, agitation, violence. Il n’est pas rare que l’enfant ne soit pas accessible à la discussion ou au raisonnement, lorsque la panique est trop importante. Néanmoins, dans l’hypothèse que ses parents cèdent à sa demande, il est possible que ce dernier se calme et fasse la promesse de retourner à l’école : les symptômes disparaissent alors. Pourtant, rien à faire finalement ; c’est la même scène qui se répète jour après jour.

Parfois, l’enfant arrive à se rendre à l’école mais arrivé sur place, l’angoisse l’envahit tellement qu’il est obligé de rentrer au domicile. Il est également possible qu’une crise d’angoisse et un besoin de rentrer à la maison fassent suite à la mauvaise réception d’une altercation ou remarque avec un camarade ou un enseignant. Ces manifestations disparaissent lors des vacances et des week-ends, pour réapparaître à l’approche de la rentrée.

Malgré tout, l’enfant garde le goût des apprentissages scolaires et ne refuse pas de travailler à la maison car il s’agit du lieu dans lequel ce dernier se sent en sécurité.
Cette situation met en grande difficulté scolaire et émotionnelle votre enfant. Et, toute la famille vit une période difficile, dans laquelle doutes, mal-être et conflits surviennent.

 

La Nécessité de remédier à la phobie scolaire

En tant que parent, il est préférable d’envisager une prise en charge au sein de votre relation parentale. Le but sera d’éviter que votre enfant n’ait plus de vie sociale au sein de l’établissement (avec ses professeurs, la direction, ses camarades …), mais aussi de vivre une détérioration de ses relations avec ses pairs. Plus tard, il risque d’avoir des troubles psychologiques ou psychiatriques qui peuvent être lourds.

Dans la prise en charge de la phobie scolaire, il est important de considérer tous les éléments sous-jacents ayant pu induire l’anxiété. On estime qu’il faut que la phobie soit prise en charge dans les 10 mois après l’émergence des premiers symptômes. De cette façon, les risques de décrochage scolaire et d’isolement social de votre enfant sont amoindris.

De plus, il est important que le suivi soit fait de manière individuelle pour s’adapter au mieux aux problématiques spécifiques de votre enfant et à son mal-être, qui est en réalité unique, face à l’école.

L’objectif principal est d’amener votre enfant à retourner à l’école sans difficulté.

Il existe une thérapie qui s’intitule cognitivo-comportementale est celle-ci est considérée comme la plus efficace dans la prise en charge des phobies scolaires pour une reprise de l’école rapide. Et, prend en compte les raisons possibles de son apparition. Votre enfant sera donc exposé dans un environnement scolaire, dans lequel il est normalement dans la vie réelle. Cette technique permet d’habituer votre enfant aux situations qui lui sont anxiogènes. Mêler exposition et travail de fond,  pourra permettre à l’enfant d’avoir une interprétation différente d’un environnement scolaire qui lui semble angoissant.

 

La proposition du test d’anxiété de séparation

Ce test qui est projectif, vise à évaluer les réactions de votre enfant lorsqu’il est face à une situation de séparation par exemple. Les psychothérapeutes proposent ce test pour déterminer si un enfant est attaché de manière sûre ou insécurisée à quelque chose. Ensuite, le spécialiste montre à l’enfant différentes images sur lesquelles sont représentées des scènes de séparation ou d’attachement.

Le thérapeute demande à l’enfant ou l’adolescent ce qu’il pense et ce qu’il va faire en voyant l’image que celui-ci lui aura soumise. Il lui demande également comment l’enfant imagine la fin de l’histoire de cette image. Cette procédure est utilisée pour déterminer les quatre types d’attachement chez les enfants qui sont au cycle élémentaire.

Les réponses obtenues montrent si un enfant est :
– solidement lié (Type B),
– insécurisé-évitant (Type A),
– insécurisé-ambivalent (C)
– insécurisé-désorganisé (D).

Ensuite, les résultats des diagnostics de l’attachement seront utilisés dans les domaines thérapeutiques et éducatifs afin de planifier des mesures d’intervention appropriées à votre enfant.

 

L’importance du dialogue et du questionnement

Lorsque vous avez certaines suspicions, il est conseillé de questionner votre enfant en lui posant toutes ces questions afin d’évaluer au mieux son état. Cela peut par ailleurs être un excellent outil de prévention. Pour répondre à chaque question, vous pouvez inviter l’enfant à se situer en lui proposer 3 degrés :

  • un peu
  • beaucoup
  • extrêmement

 

1. Le contrôle écrit en classe m’angoisse ?

2. L’idée de prendre la parole en classe me fait peur ?

3. Je crains d’être embarrassé ou d’avoir l’air ridicule devant mes camarades de classe ?

4. Je suis prêt à tout pour éviter d’être critiqué par les autres ?

5. Je crains de faire des choses quand on m’observe ?

6. Mes professeurs apparaissent dans mes cauchemars ?

7. Je n’aime pas les sorties scolaires ?

8. À la cour de récréation, je discute qu’avec les personnes que je connais et n’essaie pas de me faire de nouveaux amis ?

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