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Douce musique

Douce mélodie… La musique, source de bien-être

Besoin de musique avant de dormir, ou en pleine session de révisions ? Une courte recherche sur YouTube ou Spotify devrait quasi-systématiquement vous conduire jusqu’à une référence dans le domaine. Après tout, la Lofi Girl n’est pas devenue un mème internet sans un but clairement affiché dans le titre de la radio et des playlists animées par sa chaîne. “Beats to relax/study to”, l’intention est claire : il existe un certain type de musique adapté au calme et à la focalisation. En l’occurrence, il s’agirait de sonorités typées “hip hop”, dotées d’une boucle rythmique ou mélodique paisible et entêtante. En principe, l’ensemble doit restituer une impression de sérénité, propice à la concentration.

D’aucuns diraient qu’une musique énergique et bien rythmée favorise tout autant la création d’un environnement de travail efficace. Tout n’est finalement qu’une question d’approches et d’affects : après tout, certains mélomanes ne s’endorment-ils pas sur du brutal death metal ou de la techno hardcore ! “La musique adoucit les mœurs”, qu’ils disent, et fort heureusement aucune n’y fait exception. Vous ne me croyez pas ? Jugez plutôt de la pluralité des genres représentés dans la playlist ci-dessous, regroupant les goûts des collaborateurs de Rêver.fr en la matière !

 

La musique est une médecine

ConcentrationOn prête en effet à la musique une pléthore de vertus thérapeutiques, souvent sérieuses, parfois quelque peu loufoques. La musicothérapie en est même née dans les années 1950, ce n’est pas rien. À l’initiative d’un ingénieur du son qui plus est, bref par quelqu’un qui connaît son métier ! 

Mais alors à quoi peut bien servir la musique, d’un point de vue médical ? Puis-je m’en servir pour me remettre en place une jambe fracturée, me débarrasser d’une carie dentaire persistante ou me prémunir d’un tétanos carabiné ? N’allons pas jusque-là ; ses vertus demeurent essentiellement d’ordre physiologique. Sont-elles avérées ?

 

  • La musique décuple la concentration. La dopamine générée par le plaisir de ce qui passe dans nos oreilles aide, en effet, à rester vigilant sur les tâches effectuées, qu’il s’agisse du travail ou, paradoxalement, d’une conversation. Elle aide aussi à se créer une bulle pour s’isoler de tout bruit parasite dans son environnement de travail. En outre, écouter de la musique maintient une certaine stimulation durant les corvées un peu monotones.

 

  • La musique influe sur l’état émotionnel. La dopamine ne constitue qu’une seule des nombreuses endorphines que génèrent les vibrations émises par la musique. Selon les goûts de chacun, toute musique est susceptible d’apporter un sentiment de bien-être et de sécurité, voire d’euphorie naturelle. Elle active également, dans le cerveau, les mêmes “centres de récompense” que l’acte sexuel. Ça en fait, du plaisir !

 

  • La musique est un antidépresseur. Entre les centres de récompense stimulés et la dopamine sécrétée, la musique permet donc de mieux réguler ses émotions. Il en résulte une meilleure gestion du stress et de l’anxiété, ainsi qu’une grande plasticité au niveau des connexions neuronales.

 

  • La musique stimule la mémoire. La perception de la musique stimule en effet certaines des régions du cerveau les plus importantes dans l’assimilation d’une information, en particulier les hippocampes. Un auditeur aura forcément plus de facilités à mémoriser des paroles, une mélodie ou le rythme d’un son qu’il prend plaisir à écouter et donc à se restituer dans sa tête !

 

  • La musique rend plus intelligent. Bon, ce ne sont certes pas 18 heures quotidiennes d’écoute machinale qui vous feront résoudre des équations différentielles de troisième ordre en une minute chrono. Pour autant, les sons entrant en résonance avec un grand nombre de régions du cerveau facilitent tout particulièrement l’apprentissage et le développement, notamment durant la petite enfance. Ce n’est pas pour rien que l’État de Floride a institutionnalisé une demi-heure d’écoute de musique classique obligatoire par jour à l’école maternelle… 

 

  • La musique agit physiquement sur l’organisme. Eh oui, vous qui secouez la tête sur le premier morceau de Mötley Crüe ou d’Ariana Grande venu, vous en savez quelque chose ! La musique est psychosomatique : si elle vous fait psychiquement du bien, elle ne peut que tout aussi bien le faire physiquement. Rien que ses effets apaisants se ressentent sur le corps : une musique calme contribue à réduire la tension musculaire ou même à renforcer le système immunitaire. A contrario, une musique plus dynamique peut aider à redynamiser un corps fatigué.

 

Le lo-fi : un frisson de calme

Lofi GirlBannière de la Lofi Girl

Nous parlions un peu plus tôt du lo-fi, institutionnalisé comme genre musical relaxant de référence par le succès de ChilledCow (ancien nom de la chaîne Lofi Girl, ndlr). Depuis, ses enchaînements parfois mélancoliques de beats lents à quatre temps et ses basses profondes et harmonieuses se retrouvent régulièrement illustrés par des graphismes typés manga, au trait coloré et paisible. Le lo-fi réunit un ensemble de caractéristiques favorables à son écoute en fond sonore, bref l’idéal pour chiller ou charbonner.

Pourtant, avant de se voir attribuer ces caractéristiques, le lo-fi n’avait pas spécialement grand-chose à voir avec de la musique apaisante. “Lo-fi”, déjà, qu’est-ce que ça veut dire au fait ? Rien de moins que low fidelity, soit “basse qualité”. Pas des plus engageants pour désigner de la musique… Et vous auriez raison ; il possède toutefois la particularité d’assumer complètement cette caractéristique. En vérité, le “lo-fi” fait davantage figure d’esthétique que de genre musical à proprement parler.

Pour preuve : à l’appellation “lo-fi” peuvent se greffer des centaines d’artistes, tous issus d’influences différentes. Venom (black metal), The Strokes (garage rock), Sex Pistols (punk) ou encore Beat Heappening (indie pop) ; tout un ensemble d’artistes n’ayant en commun que des méthodes d’enregistrement peu coûteuses, voire primitives ; assez schématiquement plus simples que celles des grosses productions. Le lo-fi brille en quelque sorte par un aspect volontairement minimaliste, imparfait, voire “sale”

Un frein à toute appréciation apaisante de cette esthétique ? Pas vraiment. Après tout, même si la Lofi Girl nous a habitués à une esthétique d’apparence plus calme, la qualité d’enregistrement en demeure la constante inaliénable. Faites-vous donc une session de trente minutes d’une radio de lo-fi beats d’affilée, suivie de deux ou trois chansons de Kendrick Lamar ; la différence risque de sauter aux oreilles. En fait, c’est peut-être même cette constante qui fait la force du genre. Les petits larsens, grésillements et autres imperfections d’enregistrement saturant les pistes participent pleinement et paradoxalement, en fin de compte, à restituer un sentiment de confort, une atmosphère cosy. 

 

Le bien-être dans la poche

 à la coolSi une esthétique sonore de qualité volontairement exécrable s’est frayée un chemin dans les casques des étudiants les plus stressés, y a-t-il donc lieu de hisser une quelconque norme musicale au rang de référence en matière de bien-être ? Encore une fois, tout n’est que question de sensibilité : pour s’injecter une bonne dose de motivation, une chanson de Sexion D’Assaut peut valoir tous les Mozart du monde !

Du fait de son statut de “musique savante” et de son aspect plus universel et travaillé, le classique demeure naturellement au centre de la plupart des études psychologiques sur les bienfaits de la musique. De même que, du fait de leurs sonorités volontiers saccadées, voire agressives, rap, rock, techno et leurs dérivées se voient proposer un traitement plus alternatif. À chacun de ces genres leurs effets physiologiques observables : au caractère absorbant de la musique classique s’opposent par exemple les effets physiologiques immédiats du heavy metal.

Si ces caractéristiques peuvent se confirmer sur un plan purement analytique, chaque auditeur reste pourtant maître de son approche sensible de la musique. Pourquoi un poil d’excitation ne contribuerait-il pas à une session de travail plus énergique, voire à renforcer la détermination nécessaire à boucler un gros dossier ? De même, les mélodies parfois douces et sirupeuses d’Aphex Twin n’en ont-elles pas fait danser plus d’un à travers le monde ? “La musique est un son et le son est autosuffisant” pérore Gaël Launay, compositeur d’électroacoustique, via sa page Bandcamp. Le bien-être n’étant guère autosuffisant, il n’appartient qu’à nous d’en injecter dans notre quotidien.

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